Pour en revenir à l'hôpital où j'y ai passé 7 jours, des ateliers nous étaient proposés (relaxation, gym, peinture, travaux manuels, etc...) . Pour y participer, le psychiatre devait donner son
accord. Une fois par semaine, cet hopital proposait, par unité de vie, une rencontre personnel médical et de service et patients où ces derniers pouvaient faire part de leurs doléances,
remarques.
Toujours dans cet hôpital, j'ai bien apprécié la présence deux élèves-infirmières, leur sérénité, leur gentilesse.
Quant au personnel médical titulaire, celui dont je parlais dans un précédent billet,, je ne renie pas qu'ils aient des problèmes et surtout celui d'un manque d'effectif. Je dis tout simplement
qu'ils doivent "se battre", se mettre en grève, mener une action forte dans le temps.
S'il est vrai qu'une hospitalisation en milieu psychiatrique est une période traumatisante, agressive, c'est aussi une leçon de vie. On y trouve plus malheureux que soi tant sur le plan
financier que sentimental, travail, etc.... Leur présence interpelle notre conscience, quand j'y repense, j'en ai des frissons, parfois des larmes.
J'ai pu constater que le statut de malade, de patient est considéré comme ignorant en milieu psychiatrique. Et vous lecteurs, internautes, professionnels de la santé, qu'en pensez-vous
? Un soignant ne peut pas aider un patient sans tenir compte de son avis, de ses besoins, son histoire. L'un ne ferait que donner, l'autre ne ferait que recevoir ???
J'ai trouvé dans le livre 'humanitude" d'Yves Geneste et Jérôle Pélissier, Ed Armand Colin un passage intéressant, qui selon moi, s'applique à tout établissement hospitalier, public ou privé. Il
est écrit, dans ce livre, page 155 " A chaque fois que nous avons vu des soignants communiquer et échanger, par la parole, les regards ou les gestes, nous avons vu des personnes malades
communiquant et échangeant avec eux. A chaque fois que nous avons vu des soignants donner aux personnes malades la possibilité d'agir et d'influer sur leur milieu, nous avons vu des
personnes malades agissant et influant sur leur milieu. A chaque fois que nous avons vu des personnes malades éprouvant du bien-être et du plaisir lors des soins, nous avons vu également des
soignants éprouvant du plaisir à prendre soin. A chaque fois que nous avons vu des personnes malades ressentant positivement leur environnement de vie, nous avons vu des soignants ressentant
positivement leur environnement de travail"